TULPA

 

 

Les créatures de l’esprit existent sous toutes sortes de formes. Il y a cette remarquable populations d’entités imitant la vie du monde des rêves, ou ces compagnons de jeux que les enfants se créent, parfois pendant longtemps, et qui acquièrent une certaine consistance.

Peu d’occidentaux ont eu l’occasion de faire des recherches sur cette question, qu’il paraît difficile de prendre au sérieux. Parmi ceux-ci, il y a la voyageuse française Alexandra David-Neel, qui passa quatorze ans au Tibet et étudia le bouddhisme tantrique avec de nombreux lamas éminents. Seule femme lama à son époque, sa contribution exceptionnelle à la compréhension de la pensée tibétaine est largement reconnue. La description suivante de sa propre expérience avec un Tulpa est tirée de son livre Magie et mystère au Tibet.

(Quant à la possibilité de créer ou d’animer un fantôme, je ne puis guère la mettre en doute. Incrédule à mon ordinaire, je voulu tenter l’expérience moi-même et, afin de ne pas me laisser influencer par les formes impressionnantes des déités lamaïstes que j’avais l’habitude d’avoir sous les yeux, en peinture ou en statue, et je choisis un personnage insignifiant : un lama courtaud et corpulent du type innocent et jovial. Après quelques mois, mon bonhomme était formé. Il se « fixa » peu à peu et devint une sorte de commensal. Il n’attendait point que je pense à lui pour apparaître, mais se montrait au moment où j’avais l’esprit occupé à toute autre chose. L’illusion était surtout visuelle, mais il m’arrivait d’être comme frôlé par l’étoffe d’une robe et de sentir la pression d’une main posée sur mon épaule. A cette époque, je n’étais point enfermée, je montais à cheval tous les jours, vivais sous la tente et jouissait, selon mon heureuse habitude, d’une excellente santé.

 

Un changement, s’opéra graduellement dans mon lama. Les traits que je lui avais prêtés se modifièrent, sa figure joufflue s’amincit et prit une expression vaguement narquoise et méchante. Il devint plus importun; bref, il m’échappait. Un jour, un pasteur qui m’apportait du beurre vit le fantôme, qu’il prit pour un lama en chair et en os.

 

J’aurais probablement dû laisser ce phénomène suivre son cours, mais cette présence insolite commençait à m’énerver. Elle tournait au cauchemar. Je me décidai à dissiper l’hallucination dont je n’étais complètement maîtresse. J’y parvins, mais après six mois d’efforts. Mon lama avait la vie dure. Que j’aie réussi à m’halluciner volontairement n’a rien de surprenant. La chose intéressante dans ces cas de « matérialisation » est que d’autres voient la forme créée par la pensée. Les Tibétains ne sont pas d’accord sur l’explication à donner à ce phénomène)

 

 

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Dernière mise à jour de cette rubrique le 13/06/2008

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